Mardi 9 octobre 2007

Une initiative du conseil régional d'ïle de France que je trouve super !
Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-964997@51-884081,0.html


Le président du conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a lancé, lundi 5 octobre, la distribution de 155 000 clés USB aux élèves de seconde dans des lycées publics et privés et à 18 000 apprentis de première année. Une clé va également être fournie aux 40 000 professeurs des lycées et des centres de formation des apprentis franciliens.

 

Pour Jean-Paul Huchon, il s'agit "d'équiper lycéens et apprentis d'un véritable cartable électronique pour améliorer l'égalité d'accès des jeunes au numérique et leur permettre d'utiliser les principaux logiciels libres".

 

LOGICIELS LIBRES

 

D'une capacité d'un giga octet, chaque clé contient dix-neuf logiciels libres, dont un traitement de texte, un tableur, un navigateur Internet, une messagerie e-mail, et un logiciel de lecture audio et vidéo. Les applications se lancent à partir de la clé, sans installation préalable  sur l'ordinateur, sans toucher au disque dur de l'hôte et sans laisser de traces. Le reste de la capacité de la clé permet de stocker des documents personnels. Les clés pourront être utilisées dans les 138 000 ordinateurs mis à disposition dans les lycées, et connectés à Internet.

 

Cette opération, d'un coût de 2,6 millions d'euros, est une première en France et fera l'objet d'une évaluation au bout d'un an. 

Par Romain Ferretti - Publié dans : Personnel
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Mardi 9 octobre 2007
Je vous ai laissés sur les débuts de la coordination pour la rédaction du guide. La semaine dernière et hier, j’ai donc continué sur ma lancée.

 
Lundi 1er octobre, première réunion de coordination avec plusieurs gérants et sous gérants du DEL de la province de Concepción. L’occasion pour moi de leur (re)présenter le projet, de valider la formation de l’équipe technique et du chronogramme des activités.
 

Le premier point de la réunion a été de savoir quelles données prendre en compte. En effet, la province de Concepción a l’avantage, comme je l’ai déjà précisé dans un poste précédent, d’avoir déjà répertorié ses sous secteurs économiques, et dispose dorénavant de données techniques fiables. Mais bien que nous ayons ces données, ou du moins que nous sachions où les trouver, nous ne savons toujours pas lesquelles utiliser. Quelles sont en effet les données qui intéresseront les investisseurs ? Nous avons ainsi convenu que cette personne de la DIRCETUR nous proposerait une fiche technique répertoriant le type de données à insérer dans le guide. Malgré ses tentatives d’évitement au début de la réunion – un dialogue de sourd similaire à celui de la dernière fois -, celui-ci a bien compris qu’il devait nous aider. Soulignons qu’il a quand même essayé de nous soutirer le financement de ses déplacements et frais de bouche, chose qui lui a été refusée car c’est son employeur qui s’en charge.

 
Nous avons par la suite convenu que 4 des 14 gérants ou sous gérants du DEL que compte la province de Concepción se chargeraient d’envoyer ce format à leurs collègues. Ces 4 membres de l’équipe technique se chargeront de la collecte de données auprès de 2 ou 3 de ses collègues.

 
De mon côté, je me suis engagé à fournir un modèle de guide (en gros un plan) pour le 26 octobre. Pour ce faire :

  • je m’appuie sur le document régional déjà existant,
  • j’ai contacté l’assemblée française des chambres de commerce et d’industrie (sans succès malgré plusieurs rappels),
  • je me suis entretenu avec le représentant de la chambre de commerce de Huancayo,
  • j’ai conversé avec un technicien de l’organisme public d’aide à l’investissement, ProInversión, qui m’a été d’une aide précieuse,
  • je me suis aidé de plusieurs rapports récents du site de la CNUCED, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, en particulier ceux présentant l’attractivité économique du Pérou en termes de tourisme et de production agricole.

 
Le second point de la réunion nous a permis de valider la formation de l’équipe technique, en incorporant l’assistante du président de la commission régional du DEL, qui nous permettra de faire pression sur les gérants ou sous gérants si ils ne collaborent pas au processus. Globalement, nous pourrons avoir recours à cette personne dès lors qu’un problème administratif nous barrera la route. Nous avons enfin eu la bonne surprise d’apprendre que la DIRCETUR mettait aussi à notre disposition un designer graphique pour le guide.

 
La dernière étape consistait à valider le chronogramme des activités, chose faite, sans heurts, la pause café/biscuits aidant beaucoup. En effet dès l’arrivée des boissons, mes collègues sont tout de suite devenus moins « investis » dans la réunion, faisant des blagues, profitant de la moindre faute d’espagnol pour rire … bref cette dernière étape a été la plus dure à gérer tant la lassitude se faisait sentir. Chacune des dates proposées est passée comme une lettre à la poste, me laissant perplexe quant à la capacité de mon auditoire d’un jour à être présent les jours J, et ce bien qu’ils notaient à chaque fois les rendez-vous. J’aurais aimé un peu plus de participation lors de cette étape cruciale du processus pour ne pas avoir à faire face à des désistements de dernière minute qui sont choses courantes au Pérou.


Pendant près de deux heures et demi, nous avons :

  • débattu sur les premières orientations à donner au guide,
  • vu qui se chargerait de quoi,
  • mis un gentil coup de pression à la personne déléguée par la DIRCETUR pour m’aider (vous vous souvenez, le dialogue de sourds),
  • reçu l’avis parfois répétitif, mais toujours pertinent, d’un représentant du MINAG (Ministère de l’agriculture),
  • reçu la visite et l'appui institutionnel si utile du président de la commission régional du DE
  • et finalement convenu de a prochaine réunion, à savoir le 08 octobre à Matahuasi.


L’ordre du jour terminé, nous convenions donc de la réunion de Matahuasi le 08 octobre, à 9h00 "a.m." comme ils disent ici.

Par Romain Ferretti - Publié dans : Professionnel
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Jeudi 4 octobre 2007
Toutes les photos sont disponibles en cliquant ici.

DSC05420.JPG Après notre long voyage de 22h de bus, nous arrivons sur les coups de 4h30 à Cusco, les yeux et la nuque endoloris mais contents de toucher la terre ferme (et plate).

 

Premier constat : il fait un froid de canard.

Deuxième constat : il faut prendre un taxi et trouver un hôtel.

 

A peine la réflexion faite, nous nous faisons aborder par une dame qui nous propose alors un hôtel à 35 Soles à deux (8.75€) avec chambre double, eau chaude, petit-déjeuner et vue imprenable sur toute la Plaza de Armas… Nos regards dubitatifs se croisent et nous nous demandons si cette fée descendue du ciel ne va pas nous arnaquer. Cependant, nous acceptons son offre et nous voici partis direction plaza de Armas.

 

Arrivés là bas, on apprend que l’hôtel est complet, alors on change de destination, direction le quartier de San Blas dans une charmante auberge « que s’appelleriot » Hospedaje Inka… un nom original pour cette ville qui en Quechua signifie centre de l’univers…Coïncidence ou signe du destin (cet hôtel devait vraiment être fait pour nous !), c’est celui que nous avions repéré dans notre guide (guide offert par notre ami Loulou… si tu nous écoutes !)

 

Malgré la dureté du voyage et le manque de sommeil, nous trouvons le courage de nous doucher avec une eau tiède, voire froide mais une douche au Pérou, froide ou non, c’est vraiment le luxe !

 

DSC05417.JPG Après 3h de sommeil agité pour ma part (le mal d’altitude ne m’a pas loupée, Cusco étant à 3400 m) nous sortons et nous découvrons une ville ensoleillée, animée, branchée et pleine de touristes. Je ne me voyais pas au Pérou, mais plutôt dans une ville en Espagne, car tout dans le style rappelait l’influence espagnole : les énormes cathédrales à tous les coins de rues, les balcons sculptés des vieux bâtiments, les prix… Et oui, étant conscients de l’attractivité de la ville, tous les prix étaient doublés même s’il était toujours possible de négocier chez tous les commerçants.

 

Quant à notre quartier, c’est l’un des plus jolis de la ville. Nous nous trouvions dans le quartier des artistes de Cusco. Et pour accéder à notre hôtel, il fallait remonter une des nombreuses rues très pentues zigzaguant dans le quartier sur les hauteurs de la ville.

 

Il se trouve que, par un heureux hasard, Maria, la charmante dame qui nous a trouvé l’hôtel, avait une cousine tour opérateur spécialisée dans les treks. Voulant coûte que coûte nous la présenter (car au passage elle réussit à savoir que nous allions faire un trek), nous nous y rendîmes. Son bureau se trouvait dans un vieux bâtiment, à côté d’une sorte de foyer pour vieilles personnes ou enfants en difficulté. Notre arrivée fut marquée par des cris… puis derrière ces cris, nous vîmes une énorme dame toute rouge jurant et pestant contre une autre personne. Belle entrée en matière.

 

548705812-small.jpg Maintenant passons à la description de la cousine de Maria : grande, de forte corpulence, des mains énormes et des cheveux courts, elle me fit tout de suite penser au chat du Cheshire (le chat qui disparaît et réapparaît dans Alice au pays des merveilles). Malin comme ce chat, elle arrive à nous vendre un trek de 4 jours et nous organise un voyage quasi complet jusqu’à Nazca, et donc mon retour en France. Le trek en poche, nous continuons notre petit tour en ville et nous préparons pour notre départ du lendemain matin.

 

Petit détour donc par la place de San Blas, où un marché artisanal nous attend. Nouvelle occasion de faire des emplettes pour la famille, les amis, tout ça, et nouvelle occasion de marchander, d’autant plus que le precio gringo (= prix pour les blancs) est une religion ici ! Nous profitons aussi de notre demie journée avant le trek pour visiter quelques monuments de Cuzco grâce à l’achat d’un voleto (= pass) moitié prix, tarif étudiant oblige. Au programme, « open églises » : église de San Blas, couvent de Santo Domingo (aussi appelé temple du soleil), cathédrale et enfin église de la Compania. Cette escapade nous amène au passage à la rue Hatunrumiyoc, l’une des plus célèbres de la ville, puisqu’elle conserve encore les vestiges de la civilisation Inka, à savoir ses pierres, dont la plus connue est celle aux 12 angles.

 

Marcher, c’est sympa, mais ça donne faim. Donc avant d’aller se reposer du voyage et de la journée, nous décidons de tenter une adresse du Routard, le Km 0, toujours à San Blas, que personnellement nous recommandons, puisque tous les soirs un groupe vient chanter en live et l'adresse offreun large choix de tapas espagnoles… Madrid quand tu nous tiens !

 

Commençant à sentir la fatigue du voyage, on traine pas trop sur place, histoire d’être frais pour le trek de 4 jours qui nous attend avec comme point final la visite du Macchu Pichu.

 

La suite au prochain article !


Alma Sini et Romain Ferretti
 
Par Romain Ferretti - Publié dans : Personnel
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Mardi 2 octobre 2007

Piem-Vrai-Faux-malade-250x277.jpg Depuis plus d’une semaine, une nouvelle mission m’a été confiée, la première dirons-nous, en-dehors de mes missions pour Frères des Hommes. Je suis chargé de coordonner la rédaction d’un guide de l’offre productive et touristique de la province de Concepción, située dans la région de Junín.

 

En effet la province, grâce au soutien du Consorcio Junín, a déjà passé une première étape dans son développement économique local, puisqu’elle a déjà identifié ses sous secteurs économiques clés. Il lui reste maintenant à en faire la promotion avec comme double objectif :

  • d’augmenter la capacité d’autofinancement des entrepreneurs et producteurs déjà sur place,
  • de trouver des financements externes (régional, national, international). Il existe déjà des investisseurs espagnols, italiens et suédois sur le territoire de Concepción.
 

Le guide veillera donc à mettre en valeur l’attractivité de Concepción aussi bien sur un plan touristique, que sur un plan productif. A cet effet, les sous secteurs économiques ont été classés selon 3 niveaux :

  • prêt à recevoir l’investissement,
  • modérément préparés pour l’offre productive,
  • attractifs.
 

J’apprends donc le lui matin que je vais coordonne tout ça, et le lundi après-midi première réunion en coup de vent avec le directeur de la DIRCETUR, la direction régionale du commerce extérieure et du tourisme (représentant régional du ministère du même nom) qui m’explique qu’il « met à ma disposition » un conseiller technique qui pourra m’aider pendant un mois. Je le rencontre aussitôt,  juste le temps de me dire qu’il passera au bureau dans l’après-midi pour me remettre un guide régional similaire …

 

Je sors de réunion et commence le travail de collecte d’informations auprès du gouvernement régional.  Mais l’opération se solde par un échec… En effet, ici quand l’on souhaite obtenir des données, il faut écrire une carta, lettre formelle où l’on explique les motivations de sa demande, en veillant bien évidemment à être des plus comment dire … complaisant avec l’autorité en question.

 

La lettre une fois rédigée par ma sympathique collègue du bureau Sonia, nous nous rendons de nouveau au gouvernement régional le lendemain, où l’on m’apprend que ce bureau ne dispose pas de ce genre de données. Et l’on me rebascule donc vers un autre bureau … ah les joies de l’administration péruvienne (= administration française puissance dix). Remarquez, si j’allais faire un tour en Inde, vus les échos que j’en ai, je pense que les péruviens seraient des sprinters à mes yeux.

 

L’administration fût le premier problème. Le second résidait dans le collègue temporaire avec qui je devrais travailler. En effet une fois rencontré le premier jour comme je l’ai expliqué, plus de nouvelles … Et contacter quelqu’un au Pérou qui ne vous a laissé que son numéro de fixe, disons que c’est un peu dur. Je réussis néanmoins à le contacter chez lui un soir, pour convenir d’une réunion. Mais le jour J à l’heure H, même à l’heure H péruvienne (objet d’un prochain post), le conseiller en question n’est pas présent. Premier lapin officiel au Pérou. Je ne le prends pas mal, conscient qu’arriver en retard ou ne pas venir à une réunion est un sport national ici (avec la bière). Finalement avec l’aide d’un contact influent au gouvernement régional, je réussis à retrouver deux jours plus tard en plein milieu d’une formation sur le tourisme, non sans avoir écumé tous les bureaux du gouvernement régional auparavant. Il m’explique qu’il est venu le jour J, mais plus tard, vers 16h00 (notez le « plus tard »), et qu’il n’y avait personne. Sachant que je suis présent tous les jours au bureau à partir de 15h30 … disons que j’étais dubitatif ! Enfin bon, je ne pouvais pas remettre la parole d’un professionnel, qui plus est d’environ 55 ans, en doute, moi stagiaire français de 23 ans !

 

Je profite de l’occasion pour le ramener au bureau ou nous discutons de l’organigramme que j’avais préalablement préparé, et lui explique que nous allons avoir besoin de son aide afin de savoir quel type de données nous devrons insérer dans le guide, et que nous devrons fatalement collecter. Et là s’engage un dialogue de sourd dont je vais tenter de vous retracer l’évolution :

 

«     - Licenciado, nous en avons parlé avec mon collègue et l’on pense que vous pourriez nous aider afin de savoir quel type de données nous devrons utiliser dans le guide.

-   Ah, justement, quelles données voulez-vous qu’on prenne ? »  

-   C’est-à-dire que nous pensions que vous pourriez nous le dire …  

-   Ah oui, mais quelles données proposez-vous ?  

-   En fait, nous comptons sur vous pour nous le dire …  

-   Je dois parler avec votre collègue parce que c’est un travail d’équipe. Nous devons faire ça ensemble.  

-   D’accord, mais mon collègue pense la même chose. Justement vous avez l’expertise technique pour nous le dire.  

-   Oui oui, nous allons voir ça lors de la réunion de lundi prochain, c’est un travail d’équipe vous savez. »

 

Comme vous pouvez le voir la personne chargée de nous apporter l’assistance technique ne semble pas être d’une grande aide… sentiment malheureux qui sera confirmé par la suite ! Néanmoins, ce monsieur aura eu la franchise de me dire qu’il ne pourrait participer au processus avant le lundi 1er octobre … ça fait du bien des choses dites clairement et sans détours. J’en profite donc pour fixer une date pour le 1er octobre sans attendre, expliquant bien pour reprendre sa formule que « nous devons travailler ensemble ».

 

Je vous ai donc résumé ici les prémices du travail d’organisation et coordination de la rédaction du guide qui m’attend jusqu’à la fin du stage.

Par Romain Ferretti - Publié dans : Professionnel
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Mercredi 26 septembre 2007

P3280004-copie-1.JPG Le mercredi 19 septembre, soit il y a une semaine tout juste, une réunion était organisée à Cochas, dans le cadre du développement économique local (DEL) du district, et « parrainée » par le Consorcio Junín[1]. Elle avait pour but de faire se rencontrer les Organismes Publics Décentralisés (OPD) d’un côté et les autorités locales et les producteurs de l’autre.

 

 

 

En effet, le district de Cochas a déjà identifié les sous-secteurs économiques clés qu’il compte promouvoir et sur lesquels repose son développement économique à court et moyen terme. Nous avons déjà vu que dans le cadre du Consorcio Junín, plusieurs projets ont été menés à terme dans le district, en particulier la construction d’une usine de transformation (cf. photo) de la papa en papitas fritas (= chips), la construction de pépinière pour les semences de papas et de fleurs, et la construction d’une infrastructure permettant d’enseigner plus facilement l’élevage des cuyes aux élèves du lycée technique d’agri-élevage. Ces projets ont bien entendu eu un impact immédiat, mais l’objectif du Consorcio est de donner aux producteurs et aux autorités locales les clés de leur développement économique à moyen et long terme. En ce sens, l’identification des sous secteurs économiques étaient d’une importance cruciale dans ce processus.

 
 

P3270001.JPG

 

 

 

Après avoir reçu une formation sur les « instruments de gestion pour a promotion du développement économique local », le sub gerente du DEL de Cochas a ainsi pu dégager avec son équipe les 4 sous secteurs économiques clés de son district :

  • la papa,
  • la pisciculture, et en particulier l'élevage de truites,
  • les bovins, et en particulier l’élevage de vaches laitières,
  • les cuyes (= cochons d’Inde).

 

 

Lors de la réunion, il a présenté la situation actuelle de chaque sous secteur et les objectifs de DEL à court et moyen terme. Ces informations sont présentées dans le tableau suivant :

 

 

 

 

Situation actuelle

Objectifs

Papas

- Diminution de la production
- Prix de la papa instable
- Manque d’organisation des producteurs
- Manque d’assistance technique
- Fort potentiel avec 13 500 hectares cultivables

- Trouver un marché pour les Crochas
- Rendre le négoce durable
- Créer un emploi durable pour 25 personnes
- Trouver de nouveaux débouchés pour les papas, en particulier les grandes surfaces
- Augmenter le capital de l’usine, càd les machines

Pisciculture

- Demande forte, en particulier dans les provinces environnantes
- Manque de formation

- Signature d’un contrat de vente avec une entreprise locale
- Construire une usine de traitement de la truite
- Trouver de nouveaux débouchés

Bovins

- Manque d'organisation
- Bétail non rentable
- Faible production laitière
- Manque d'assistance technique
- 250 vaches qui donnent 1,5 litres de lait chacune

- Amélioration de la race par insémination
- Assistance technique pour l'élevage
- Trouver de nouveaux marchés
- Construire des pâturages

Cuyes

- Elevage artisanal
- Manque de formation
- Manque d'assistance technique
- Besoin de matériel pour les pâturages
- 150 cuyes soit pour consommation personnelle, soit pour la vente

- Construire des pâturages
- Assistance technique pour l'élevage
- Ateliers de formation
- Trouver des débouchés

 


L’objectif de la réunion, une fois la présentation faite, était de voir en quoi les OPD pouvait apporter leur soutien technique dans l’atteinte de ces objectifs. Mais qu’est-ce qu’un OPD ? C’est une représentation locale, provinciale ou régionale bien souvent d’un organisme étatique national ou d’un ministère.

 

 

 

Ces OPD ont donc été consultées afin de donner concrètement leurs apports pour un voire plusieurs des sous secteurs. Voici donc les OPD présentes et leur futur apport :

  • INIA [2] : Elle s’occupe des essais sur les cultures et le bétail. Ils pensent se charger des cuyes, des artichauts, des papas et des vaches laitières.
  • Gouvernement régional de Junín [3] : A travers la commission de DEL, le gouvernement régional a un pouvoir de persuasion, afin d’accélérer le processus.
  • Amélioration de la production laitière [4] : Ce programme mis en place par le gouvernement régional de Junín ne pourra être d’aucune aide avant 2008, car il aide déjà Comas dans la production laitière. Cette aide pourra peut-être néanmoins être élargie informellement à Cochas, mais seulement concernant la production laitière.
  • Direction régionale d’Agriculture : Elle implante des projets. Elle apportera une aide pour l’élevage de vaches laitières (à travers l’amélioration génétique et l’insémination artificielle enter autres). L’objectif est de passer de 3-4 litres de lait par vaches à 15-20 litres.
  • Agence agraire [5] : C’est la représentation provinciale de la direction ci-dessus.

 

 

Chaque OPD a donc dit en quoi elle pourrait concrètement apporter son soutien, un soutien qui bien souvent consistera en une assistance technique tout au long de l’implantation de chaque activité, et en divers ateliers et formation. L’important avec cette réunion était de montrer à chaque OPD qu’elle ne serait pas la seule à apporter son soutien. C’était plus une démonstration de moyens puisque les vrais détails logistiques seront discutés en privé.

 

 

 

Tout au long de la réunion, des remarques pertinentes ont été apportées par ses différents acteurs :

  • Nécessité pour les producteurs de s’organiser et de se regrouper afin d’avoir un poids plus important dans leurs démarches, en particulier lors de la contraction d’un prêt.
  • Le sous-secteur économique clé du district de Cochas est celui des papas. 80% des producteurs de Cochas produisent des papas.
  • Ne pas trop s’attarder sur les bovins car c’est un sous-secteur économique complémentaire de celui des papas.
  • Avec peu de terrain, on peut élever des cuyes, c’est donc une activité à développer pour les producteurs qui ont peu de terrain.
  • Il faudra peut-être se pencher sur le sous-secteur des artichauts, qui même s’il est relativement récent, copte beaucoup dans l’économie locale.
  • Les OPD disent qu’elles en vont pas apporter sur le plan financier, simplement sur le plan technique (surtout en matière de formation) car les producteurs vont devenir des entrepreneurs qui doivent par définition prendre des risques.

 

 

La réunion s’est terminée par le classique almuerzo (= déjeuner) à base de poulet et de papas, avec l’incontournable Inka Cola. Cette boisson fait la fierté des péruviens car ils en consomment plus que de Coca Cola. Cependant, la réalité rattrape bien vite la fierté nationale puisque Inka Cola appartient à … Coca Cola, « mais est produit au Pérou ».

 

 

 

Romain-en-carro.JPG Le retour à Huancayo a été beaucoup moins heureux que lors de mon premier voyage en ces lieux, car j’ai dû partager sur près de 20 kms, soit ¾ d’heure, le coffre du taxi break. J’ai ensuite eu la chance d’avoir le coffre pour moi tout seul pendant un peu moins de 3 heures … manque de bol, le poulet ne semblait pas passer à cause de l’état de la route qui était impitoyable pour mon estomac, comme bien d‘autres facteurs ici. Pourquoi le coffre ? Disons qu’au plus fort du voyage on était 8 au lieu de 5 dans le taxi.

 

 

 

En espérant vous en avoir fait découvrir un peu plus sur la réalité ici, je me despido de ustedes (= je vous dit au revoir) comme on dit ici.

 


 

 

[1] Projet comené par Frères des Hommes, Fratelli dell’Uomo, ADEC-ATC, EDAPROSPO et CENCA (les 3 dernières ONG étant partenaires de FDH).

 

[2] Instituto Nacional de Investigación Agraria - http://www.inia.gob.pe/

 

[3] Gobierno regional Junín - http://www.regionjunin.gob.pe/

 

[4] Fortalecimiento de ganadería lechera

 

[5] Agencia Agraría

 

 

Par Romain Ferretti - Publié dans : Professionnel
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Mardi 25 septembre 2007
  Toutes les photos sont disponibles en cliquant ici.

DSC05299.JPG Narrer les trajets de bus n’est en soi pas très intéressant en général, mais quand il s’agit du Pérou, là ça prend tout son sens….

 
 

Après la visite d’Ayacucho, et une bonne nuit de sommeil, nous sautons dans le taxi et nous voici partis pour prendre le bus. Sur le chemin, nous avons droit à une petite visite guidée rapide à propos des églises, si chères aux péruviens.

 

Après nous être approvisionnés en victuailles (22h de route ça creuse !), nous prenons place dans le bus le cœur léger et la tête reposée.

 

Le départ était prévu pour 6h30 mais 7h approchait à grands pas, et nous n’avions pas bougé d’un poil. C’est alors qu’un étrange concert commença, puisque les gens dans le bus, mécontents de ce retard réclamaient le départ imminent à coups de pieds sur le sol (heureusement, nous étions à l’étage du dessus) suivi d’un « Vamoooos » (mais pas Nadal). Enfin nous vîmes arriver les retardataires qui ne manquèrent pas de se faire engueuler… ça c’est l’heure péruvienne.

 

Une fois que les esprits échauffés se calmèrent, nous eûmes droit à une démonstration du Pierre Dhostel local nous ventant les vertus miraculeuses de la crème à base de bave de caracol 100% péruvien (l’escargot a subi bien évidemment au préalable un test ADN qui le certifie conforme… alors Nicolas on copie sur son voisin ? ? ?).

 

Je ne sais pas ce qui de l’argumentation pertinente, de la saturation face à l’enthousiasme du gourou clamant les bénéfices de son produit, ou de l’odeur enivrante d’eucalyptus (l’escargot s’était parfumé avant de se sacrifier) aura eu raison de notre volonté ? Toujours est-il que le vendeur rencontra un franc succès et son produit partit comme des petits pains chinois (très bons petits pains qu’on mangeait là-bas) et pour la modique somme de 3 soles pour un, et 5 pour deux, Romain et moi repartîmes avec 2 boites de crème d’escargot magique. Après cela, le vendeur de rêves descendit et je commençai alors une série de photos face aux magnifiques paysages que nous rencontrions sur le chemin.

DSC05310.JPG Le plus fascinant était de voir le changement de la végétation selon les endroits que nous traversions, quand végétation il y avait, car nous avons aussi bien rencontré des plaines de cactus et de roches, comme des monts et vallées rappelant un patchwork de tous les tons bruns et orangés.

 

Nous traversions aussi bien des zones désertiques que des villages aux maisons typiques construites en adobe.

 

Nous nous arrêtâmes pour manger dans un petit village avec un marché artisanal et après 1h de pause, 1 sac d’oranges acheté, nous repartîmes, les batteries rechargées.

 

Après l’altitude et la fraîcheur, nous nous engageâmes dans une végétation touffue et riche en papayes, bananiers et cannes à sucre. Et au milieu coulait une rivière (el río )… Sur le chemin, le bus s’arrêtait pour déposer et prendre de nouveaux passagers, et enfin, vers 18h30 nous sommes arrivés à Andahuaylas, où nous avons fait une halte de 30 minutes avant de reprendre un autre bus pour Cusco. Le temps d’envoyer un message dans un cybercafé, que nous repartions déjà… là, ma description va être beaucoup plus brève puisque comme il faisait nuit, on ne voyait pas grand chose et avec l’extinction des fuegos à 21h, le voyage fut ponctué de ronflements (des péruviens), de soupirs et de grognements de moi-même parce que n’arrivant pas à étendre mes jambes dans le peu d’espace qui nous était alloué, mes genoux criaient au désespoir…

 

Malgré l’exiguïté et la mauvaise nuit, nous arrivâmes le matin sur les coups de 4h à Cusco, qui ne manquerait pas de nous réserver des surprises, mais cela fera partie d’un autre article à paraître très prochainement !

 
Alma Sini
Par Romain Ferretti - Publié dans : Personnel
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Présentation

Pourquoi ce stage ?

Petite description faite par Maia, une collègue :

Romain Ferretti commence à bien connaître Frères des Hommes. Après un premier stage de trois mois cet hiver à la fois sur Résonances et auprès du Pole Projet, Romain revient cet été pour un stage de six mois. Ce stage vient clôturer ses études dont la dernière étape est un Master professionnel de Gestion de l’humanitaire à l’université du Val de Marne. Ce master, ainsi que les stages à FDH, est l’aboutissement de sa réflexion sur ses projets, ses convictions, et ses envies.

Romain étudie d’abord les langues (l’anglais et l’espagnol), avant de se lancer dans un IUP de commerce international. Avec une idée derrière la tête : s’orienter à terme vers le commerce équitable. Mais il ne lui faut pas longtemps pour réaliser qu’il est plus attiré par l’ « équitable » que par le « commerce ». Et donc pour se réorienter vers le monde du développement. Un choix qui apparaît maintenant comme une évidence : quand on lui demande d’où vient cet attrait pour la solidarité internationale, Romain est incapable de répondre tant cela coule de source à ses yeux. Il tente toutefois de donner quelques pistes pour expliquer ce virage. De par ses origines familiales modestes d’abord, Romain se retrouve « plus d’un côté que de l’autre ». De par son goût des langues et des cultures étrangères, il est attiré par les voyages et rêve de parcourir le monde.

Il témoigne d’une véritable curiosité qui l’amène où bon lui semble grâce à un esprit d’autonomie et d’initiative remarquable. Il raconte ainsi comment, alors à peine majeur, il a entendu parler à la radio du service civil international : une semaine plus tard, il était à Barcelone pour encadrer des jeunes défavorisés en errance dans les rues. Une première expérience associative et un premier séjour à l’étranger qui en annonce bien d’autres.

Pendant la suite de ses études, sa curiosité le pousse à partir effectuer son stage de licence au sein de l’ONG britannique OXFAM. A Bristol il prend son premier bain de solidarité internationale. Une initiation qui le conforte dans son choix, et sa détermination ne laisse planer aucun doute sur son la réalisation de ses projets. Il part ensuite vivre un an à Madrid dans le cadre du programme d’échange européen ERASMUS. En Espagne, il s’offre un bain de culture hispanique, expérience qui le façonne et qui ne fait que renforcer son esprit libre.

Dans le cadre de son stage avec Frères des Hommes, Romain va découvrir le Pérou. Un rêve de gosse. Sans jamais avoir eu l’occasion d’y aller, Romain est fasciné par avance. Il attend de ce séjour cette expérience terrain qui pourra lui permettre d’adapter un peu mieux à la réalité tous ces concepts qu’il a eu l’occasion de manier lors de ces études et lectures. Ce sera aussi l’occasion de découvrir le Pérou, sa culture, ses habitants, sa langue. Toutes les expériences seront positives, répète t-il. Que lui souhaiter de plus ?

Frères des Hommes

Fondée en 1965, Frères des Hommes est une association de solidarité internationale, reconnue d’utilité publique, qui soutient des projets de développement initiés et mis en œuvre par les populations locales en Afrique, Asie, Amérique latine et Caraïbes. Elle intervient dans divers domaines : agriculture, formation, création de micro-entreprises, éducation, défense des droits de l’Homme, lutte contre les discriminations, etc.

En France, FDH agit par le biais de l’information et de la sensibilisation du grand public afin de contribuer à une prise de conscience au Nord des enjeux du développement à l’échelle mondiale, et en contribuant à la mise en place de partenariats entre acteurs sociaux du Nord et du Sud.

Site web :
www.fdh.org
Contact :
fdh@fdh.org

ADEC-ATC

Produit de la fusion de deux institutions aux actions complémentaires dans les domaines de la défense juridique des travailleurs (ADEC) et de leur formation (ATC), ADEC-ATC a été créée en 1986.

Depuis lors, ADEC-ATC s’occupe du monde de l’emploi en appuyant les secteurs vulnérables, en réalisant des études et des formations sur les droits syndicaux et du travail, des appuis à la reconversion professionnelle des licenciés et des chômeurs, ainsi qu’en renforçant la constitution d’acteurs sociaux. Dernièrement l’accent est aussi mis sur les conditions permettant de créer ou renforcer des dynamiques de développement local. L’action d’ADEC-ATC se concentre à Lima, dans la Sierra Centrale et à Chimbote.

Le partenariat avec Frères Des Hommes s’est initié au début des années 80 (avec ATC), accompagnant ainsi l’évolution institutionnelle d’ADEC-ATC, à partir des changements opérés dans le pays.

Site web : www.adecatc.org
Contact : adecatc@telefonica.net.pe

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Des photos du Pérou

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