Je reprends un peu la plume sur le blog pour vous donner le lien vers une publication que j'ai grandement rédigée (Tout excepté l'édito et le 4ème de couverture) lors de mon dernier mois de stage chez Frères des Hommes : Témoignages et Dossiers. Son objectif est de synthétiser en quelques pages un projet (terminé) mené par FDH et ses partenaires.
Si le numéro de septembre était consacré aux Philippines, celui de décembre 2007 se porte sur le Pérou et le projet mis en place par le Consorcio Junin, qui a fait l'objet de nombreux articles sur ce blog. Nous retrouverons donc le contexte dans lequel le projet a été mis en place, quels en étaient les objectifs, les activités et les résultats. Mais ce qui donne tout son charme a cette publication et bel et bien la place accordée aux personnes ayant travaillé ou bénéficié du projet à travers 3 témoignages qui, je l'espère, sauront résumer l'état d'esprit du personnel sur place, et l'importance de tels projets pour les populations bénéficiaires.
Voici donc le lien. N'hésitez pas à laisser vos commentaires et à le diffuser à un maximum de gens. Et si l'envie vous prenait de vouloir faire un don à FDH, c'est possible. Reportez-vous au coupon interne...
http://www.france-fdh.org/presentation/publication/TetD/TetDdec2007.pdf
Bonne lecture
PS : Le prochain sort dans quelques jours, destination le Sénégal.
Bonjour à tous,
Comme la majorité d'entre vous le savent, je suis à la recherche d'un emploi en tant que chargé de projets de solidarité internationale. J'ai donc mis en ligne mon CV ici sur le blog (ou sur le lien à droite de l'écran)Il est aussi téléchargeable en format PDF (nettement plus
beau car aucune contrainte technique imposée par le blog) ici.
N'hésitez pas à me contacter si mon profil vous intéresse.
Me voilà donc à 9h00 du matin devant un micro. Lui ayant dit de manière informelle que je faisais mon mémoire sur le budget participatif, j’ai été à mon grand regret présenté comme spécialiste en la matière. Dur dur d’expliquer au présentateur que l’on a juste fait un mémoire dessus, surtout quand celui-ci le balance en live aux auditeurs. Donc je ne dis rien mais n’en pense pas moins « Comment je vais faire pendant une heure ? » L’animateur n’est en effet rien de moins que le professeur d’anthropologie d’Erik, et il a ramené quelques potes, qui au vu des premières questions m’ont l’air bien calés. Qu’à cela ne tienne, j’ai plutôt droit à des questions qu’à des affirmations. La porte n’est donc pas fermée…
Et ça commence très fort par un petit « Je ne comprends pas comment la France, le pays des droits de l’Homme, a pu élire un président d’extrême droite ! Comment expliquez-vous cela ? ». Et là, j’ai fait quelque chose dont je ne me serais jamais cru capable : j’ai défendu Nicolas Sarkozy ! Il a fallu expliquer qu’on avait notre Jean-Marie national qui occupait déjà le créneau, et que Sarko ne faisait pas parti (officiellement) de l’extrême droite. Bon j’ai quand même nuancé, je n’ai pas pu m’empêcher d’expliquer que, selon moi, il avait des idées conservatrices et parfois (souvent ?) limite dégueulasses, comme la nouvelle proposition de loi sur les tests ADN (je venais tout juste de l’apprendre d’ailleurs). Vous auriez-vous la tête des Péruviens quand je leur ai donné cet exemple là, on aurait dit qu’un mythe s’écroulait…
« Mais alors, la France n’accueille plus d’immigrés ? ». Dur constat que de répondre qu’elle en accueille encore mais que ce sont seulement les plus qualifiés qui l’intéressent. Et de ressortir les concepts d’immigration choisie, de drain brain… bref, je n’étais pas très fier de descendre mon pays comme ça. D’autant plus que j’avais déjà décelé une réelle admiration émanant de mes camarades envers la France. S’il y a bien une chose qui va de paire avec France pour eux, c’est une date : 1789. Je l’ai entendue plusieurs fois ans la bouche des enfants, et l’ai même vue dans leurs livres d’Histoire. Mais que voulez-vous, c’est ça la rupture. Et pour rompre, ça a rompu. Leur vision idéalisée d’une nation qui a certainement perdu de vue ses éléments fondateurs pour certains. Leurs illusions de lendemains meilleurs pour d’autres. J’ai donc eu de nouveau droit à l’allusion Sarkozy = extrême droite, que j’ai de nouveau dû nuancer.
On me demande ensuite comment va la gauche dans notre pays. J’allais pas leur mentir, c’est pas la joie ni chez les rouges, ni chez les roses et ni chez les verts. J’explique que par exemple le communisme a perdu de son influence dans le pays suite à la restructuration du tissu économique français, faisant inéluctablement diminuer la production industrielle, et donc les emplois ouvriers, premier vivier d’électeurs du PC. J’explique aussi que le parti socialiste est tiraillé entre ceux qui se veulent réalistes, décidés à promouvoir une mondialisation sociale, et ceux qui croient toujours que la mondialisation peut être vaincue, un peu à la manière des Chavez, Morales et autres Ortega. Et je ne parle même pas des verts.
On me demande aussi comment fonctionne la démocratie en France, et surtout comment les citoyens y participent. J’explique que justement, sur ce point là, les Péruviens auraient des leçons à donner aux Français, car leur processus de budget participatif, inscrit dans leur constitution, n’existe quasiment pas chez nous. Ils n’en reviennent pas et nuancent à leur tour : ça ne marche pas non plus très bien chez eux, d’autant plus que la population n’est pas habituée à parler politique et ne peut confronter les idées, faute de médiatisation des enjeux politiques. Je me dis « Finalement, France-Pérou, même combat… on a beau voter, on se fait quand même prendre pour des c***… »
Et puis on se rend vite compte que l’heure est bientôt terminée. L’échange aura été très intéressant, tant pou eux que pour moi. J’en profite pour passer un bonjour à tous mes amis péruviens à qui j’avais dit que je passais justement ce dimanche matin sur Radio UNCP. Et je ne peux m’empêcher de pousser un petit coup de gueule... mesuré, par respect pour mes hôtes d’une heure qui m’avaient si gentiment invité à débattre. Je leur demande en effet pourquoi les Péruviens jettent tout dans leur nature si belle : sac plastique, boites et film plastique de cigarette, bouteilles, batteries de voitures, huile de vidange. Je n’aurai malheureusement en retour qu’une explication un peu gênée (et c’est fort logique) et à une attaque des compagnies minières qui ouvrent chaque année plus de mines à ciel ouvert.
En tous cas, cette émission restera l’un de mes meilleurs souvenirs de mon expérience péruvienne.
A quand la prochaine ?
Maintenant que mon stage au Pérou a touché
à sa fin, il me faut vous expliquer dans quelles circonstances j’étais logé ici.
A mon arrivée, le chargé du DEL de la municipalité de Chilca (ville qui ne fait pas partie du projet), que je devais aider dans ces tâches tout au long de ces 3 mois et demi, m’avait trouvé un logement chez la famille d’une amie d’une de ses collègues. J’arrive donc le jeudi 9 août à la casa de Rebecca, où je ne vais rester en réalité qu’un mois.
Rebecca a 60 ans, vit seule avec 3 de ses 5 enfants : Lili, Maria et Lucio. Lili étudie les ressources humaines, Maria est institutrice, et Lucio chauffeur de taxi, père d’une petite Karla de 7 ans. Durant ce mois, on s’est bien marré. Ils m’ont beaucoup appris, et je n’oublierai jamais leur sympathie et sens de l’accueil. Dès mon arrivée, j’étais considéré comme un membre de la famille. Le père de famille n’étant pas là, pour cause de travail dans la selva, je dormais dans sa chambre, et avait le droit chaque matin au réveil des klaxons de taxi et des éboueurs. Et là, on remercie ses boules Quiès.
La famille de Rebecca a été on-ne-peut-plus disponible : visite de la feria de Huancavelica, sortie au Kjantu (bar local très réputé), promenade au Parque de la Identidad… Connaissant mon penchant pour ce sport, ils m’ont même fait le plaisir de me trouver des partenaires pour faire quelques parties de foot !
Tous les matins, midis et soirs, je mangeais sur place. Bon je l’avoue, le gros problème est que j’étais super dépendant de leurs horaires, et même après l’avoir prévenu d’un futur retard, j’avais droit à quelques remontrances de la mamá. Avantages et défauts de ne pas se faire à manger… Le second était que l’eau chaude, ça existe certes, mais un jour sur 2 (ou 3, ou 4, ça dépend en fait), et ce quand la pression est suffisante pour atteindre le 2nd étage.
Le point d’orgue de mon séjour chez eux
fût la venue d’Alma durant 5 jours. Malgré mes doutes, Rebecca, Lili, Maria et Lucio ont accepté sans broncher qu’elle loge chez eux, et même plus : pendant que je travaillais, elles lui ont
fait partager leurs habitudes : marché avec Rebecca ou sortie avec Lili. Karlita de son côté s’est tout de suite montrée très attachée à Alma, au point de lui offrir des petits cadeaux. La
soirée crêpes sur fond de Claude François suivie d’une partie bien marrante de Jungle Speed a scellé cet esprit de famille bis que je devais pourtant quitter quelques jours plus
tard.
En effet, le problème est survenu quand le mari de Rebecca apprit qu’un étranger vivait (officiellement « allait vivre ») à la maison… Religion méthodiste allié à un instinct protecteur pour ses filles ont fait qu’à mon retour de vacances, j’ai dû déménager. Heureusement Rebecca m’avait trouvé un autre domicile, juste en face.
Me voilà donc le 15 septembre en train de
poser mes valises chez Julio, retraité d’environ 5 ans, ex- directeur d’école, et qui s’ennuie tellement chez lui que chaque jour il part cultiver ses laitues à Pucara, à 1 heure de
Huancayo. Je change donc de cuarto (= chambre) qui cette fois ne donne plus sur la rue, m’évitant au passage de me faire réveiller tous les deux jours par le camion à poubelles. Au
final, je n’y gagne pas tellement au change, car à 65 ans, Julio avait, disons, de forts problèmes auditifs. Et tous les matins, même rituel : à 6h00, radio à fond histoire d’entendre les
dernières nouvelles de RPP (1). Vivant en face de la Rebecca, je continue tous les jours de manger chez elle, dépendant toujours autant de ces fichus horaires. Cependant, pendant ce nouveau mois
je découvre un homme super curieux qui avec qui je refais le monde pendant 20 minutes chaque soir en rentrant du boulot. Et oui, tous les soirs, c’est la même histoire : je rentre et vois le
« vieux » somnolant sur le canapé, télé allumée, et qui fait à chaque fois l’effort de se réveiller à mon arrivée, entamant la conversation d’un petit « Hola Román, ¿Qué tal? Siéntate por favor » (= Salut Romain, Ca va ? Vas-y, assieds-toi »). J’apprends donc un peu tout sur sa vie (et Dieu sait qu’elle fût remplie) tous les soirs,
et partage un peu de la mienne. Dommage que ce mémoire à rendre en urgence ait réduit ces moments d’échange à quelques minutes par jour. Car j’aurais bien aimé continuer à parler avec Julio
jusqu’à la fin de mon séjour ici. Mais cette fois c’est sa femme qui en a voulu autrement (et RPP …. et les voisins bruyants … et les horaires fixes des repas … et la
douche froide). Celle-ci vivant au Mexique (bon je sais, je suis tombé sur des familles un peu tordues), ne connaissait rien de l’histoire, et c’est un beau jour où j’ai répondu au téléphone que
j’ai appris que je n’étais pas le bienvenu chez elle. Pas de souci, je refais mes valises, j’ai l’habitude !
Le 14 octobre au soir donc, après avoir
chaudement remercié Julio de son accueil, je déménage chez ma collègue Sonia, où je vais pouvoir bénéficier d’un peu plus de liberté. Cela se doit en grande majorité au fait que Sonia et son mari
sont bien plus jeunes que mes deux précédents logeurs. Je vis de nouveau au sein d’une famille, cette fois complète : Sonia, Miguel et ses deux enfants, Melany (10 ans) et Bryann (14 ans).
La complicité que j’ai avec Sonia depuis le début de mon séjour ici me permet d’une part de m’intégrer sans problème au sein de la famille qui m’emmène partout : mariage, baptême,
fogata (= barbecue), discothèques, piscine, sport… La culture éthylique engrangée à Madrid (Merci Erasmus !) est un point commun avec Miguel, Katia et Maggaly, deux amies de Sonia,
qui nous font passer d’autre part de longues nuits bien arrosées, pléonasme au Pérou. Sonia, enceinte, modère très logiquement sa consommation de Cristal, la bière locale, et elle a bien raison.
Et le petit plus, c’est qu’ici j’ai de l’eau chaude. Plus besoin d’attendre le samedi et de prendre son courage à deux mains pour se les cailler 10 minutes sous la douche. Enfin,
histoire de ne pas couper les ponts avec Rebecca et sa famille, je continue tous les midis
d’aller déjeuner chez eux.
Résumer en un post ces 3 mois de convivencia (= vie en commun) au sein de 3 familles différentes est impossible tant les bons moments, mais aussi les mauvais (bien qu’il y en ait eu très peu), ont été nombreux ! Je garderai donc un superbe souvenir de chacune des personnes m’ayant accueilli sous son toit.
3 mois et demi sont passés, et j’ai dû laisser mes amis et collègues péruviens pour retrouver famille, amis et collègues en France. Que dire si ce
n’est que ce genre de situation, je commence à y être habitué : Angleterre, Espagne, Pérou, les pays changent, mais pas les adieux.
3 mois et demi déjà… C’est fou ce qu’en si peu de temps les choses changent. Dans la tête d’abord, avec des questions qui trouvent des réponses, et des nouvelles qui en attendent. Autour de moi ensuite, en voyant la situation des uns et des autres évoluer, à ce moment charnière de notre existence où la joie de la fin des études laisse place à l’angoisse (relative) de trouver un boulot. Là-bas au Pérou enfin, avec des collègues temporaires qui reprennent un guide que j’ai commencé et espère avoir mis sur de bons rails.
J’avais voulu créer ce blog comme souvenir de cette formidable expérience vécue au sein de la population péruvienne. J’y ai laissé des avis, parfois prêtant à la controverse, expliqué ma vision de la société
péruvienne, ou, devrais-je plutôt dire huancaina (= de Huancayo), présenté les avancées dans mon travail, ou
encore détaillé grâce à Alma notre voyage de deux semaines dans le sud du pays. Ce mélange personnel/professionnel a été assez difficile à gérer mais je ne pouvais vivre cette aventure sans en
faire partager a veces les joies et les peines.
Car des peines, il y en a eues. Devoir se séparer de sa petite amie et ses proches restés au pays, alors que la destination choisie reste malheureusement synonyme de « risque » pour la majorité des gens ici. Devoir ronger son frein lorsqu’on pensait avant de partir que l’on allait rencontrer davantage de producteurs, et qu’au final les aléas du calendrier du projet font que cette envie ne trouve écho sur le terrain, me laissant de longues journées aux bureau d’ADEC-ATC à Huancayo. Passer certaines nuit très difficiles après avoir eu la mauvaise idée de manger du porc ou de boire une bière (euh plusieurs en fait) dans un verre qui a tourné toute la nuit. Se sentir étrangement seul dans le coffre d’un break pendant 3 heures entre Cochas et Huancayo, et n’avoir qu’une seule envie : celle de s’arrêter à tous les kms pour donner une chance à son estomac de se sortir indemne du voyage. Et enfin, devoir se séparer de personnes auxquelles on s’était une nouvelle fois attaché, et qui m’ont immédiatement intégré à leur famille respective…
Mais en 3 mois et demi, les moments de joie sont bien entendu supérieurs, et de loin, aux moments difficiles. Comment ne pas se souvenir de cette
soirée crêpe organisée chez Rebecca, avec une petite partie de Jungle Speed qui en aura fait marrer plus d’un ? Ou des innombrables sorties en boîte, mariage, baptême et autres, ou, mis à
part la bière, la musique était très bonne ? Comment oublier ces quiproquos dus aux différences entre vocabulaire d’Espagne et d’Amérique Latine, qui débouchaient sur de bonnes rigolades,
autres spécialités péruviennes, en rentrant de Comas, Cochas, Tarma ou encore Mariscal ? Ou les rires des enfants devant les pitreries du payaso
(= clown) lors de l’anniversaire de la petite Karlita ? Et quid de cette soirée dégustation vin/rillettes ? Ou encore la réaction d’un auditoire, tout étonné que je m’adresse
directement et sans protocole au maire de la province ? Ou enfin la partie de « Loup-Garou del Tambo » chez Soñita ? Sans oublier les deux Shoot'n'Caps remportées par Rebecca, du haut de ses 61 ans, lors de sa soirée d'anniversaire ?
3 mois et demi de pur bonheur au final, aussi bien sur le plan personnel que professionnel. J’ai découvert des gens avec un cœur énorme, toujours prêt à m’aider en
cas de coup dur comme Rebecca qui s’est démenée pour me trouver une chambre en face de sa maison car son mari ne veut pas que je dorme sous le même toit que ses filles. On m’a aussi enfin confié
une véritable mission, avec la coordination de ce guide de Concepción, et bien que le guide ne soit pas du tout terminé, j’espère avoir apporté les bases nécessaires à la bonne mise en
place du processus.
Qu’est-ce que ce stage m’aura apporté ? Une meilleure compréhension du contexte et des besoins locaux d’une part. Une nouvelle réflexion sur le type d’aide internationale à fournir aux pays en voie de développement d’autre part quand l’on voit que les collègues péruviens étaient tout aussi, voir plus, compétents que moi. Et enfin, de nouveaux amis et contacts sur place, que j’espère revoir le plus rapidement possible avec Alma.
Je laisse donc un pays extraordinaire où le campesino de la sierra, malgré des
conditions de vie très difficiles, reste toujours souriant et accueillant, où les bus se font la course dans les rues, où les éboueurs
passent à 6h30 du mat’ radio à fond, où l’almuerzo (= déjeuner) te coûte 3 soles, où le lama n’existe pas que dans notre imaginaire européen, et enfin où le retard institutionnalisé, la
fameuse hora peruana, bien que cheval de bataille des autorités nationales, a encore de beaux jours devant elle.
Dans la chanson qui porte le nom de ce post, Jean-Louis Aubert dit « Ne sois jamais amer, reste toujours sincère ». Je ne serai jamais amère d’avoir quitté le Pérou, car j’ai retrouvé ma vie ici, mais je tâcherai de rester toujours fidèle et sincère envers les personnes rencontrées sur place et qui elles aussi font ce que je suis devenu aujourd’hui : Romain, 23 ans, jeune diplômé en Gestion de l’humanitaire, et en route pour découvrir de nouvelles cultures.
Je ne pouvais oublier de saluer mes amis et collègues sur place :
Sonia, Miguel, Bryann, Melany, Katia, Maggaly, Rebecca, Lili, Lucio, Maria, Patty, Karla, Michel, Hugo, Julio, Cesar, Adela, Abelardo, Gloria,
Miguel I., Pilar, Walter, Wilson… J’espère vous avoir apporté autant que vous l’avez fait durant ces 3 mois et demi à Huancayo.
Petite description faite par Maia, une collègue :
Romain Ferretti commence à bien connaître Frères des Hommes. Après un premier stage de trois mois cet hiver à la fois sur Résonances et auprès du Pole Projet, Romain revient cet été pour un stage
de six mois. Ce stage vient clôturer ses études dont la dernière étape est un Master professionnel de Gestion de l’humanitaire à l’université du Val de Marne. Ce master, ainsi que les stages à
FDH, est l’aboutissement de sa réflexion sur ses projets, ses convictions, et ses envies.
Romain étudie d’abord les langues (l’anglais et l’espagnol), avant de se lancer dans un IUP de commerce international. Avec une idée derrière la tête : s’orienter à terme vers le commerce
équitable. Mais il ne lui faut pas longtemps pour réaliser qu’il est plus attiré par l’ « équitable » que par le « commerce ». Et donc pour se réorienter vers le monde du
développement. Un choix qui apparaît maintenant comme une évidence : quand on lui demande d’où vient cet attrait pour la solidarité internationale, Romain est incapable de répondre tant cela
coule de source à ses yeux. Il tente toutefois de donner quelques pistes pour expliquer ce virage. De par ses origines familiales modestes d’abord, Romain se retrouve « plus d’un côté que de
l’autre ». De par son goût des langues et des cultures étrangères, il est attiré par les voyages et rêve de parcourir le monde.
Il témoigne d’une véritable curiosité qui l’amène où bon lui semble grâce à un esprit d’autonomie et d’initiative remarquable. Il raconte ainsi comment, alors à peine majeur, il a entendu parler
à la radio du service civil international : une semaine plus tard, il était à Barcelone pour encadrer des jeunes défavorisés en errance dans les rues. Une première expérience associative et
un premier séjour à l’étranger qui en annonce bien d’autres.
Pendant la suite de ses études, sa curiosité le pousse à partir effectuer son stage de licence au sein de l’ONG britannique OXFAM. A Bristol il prend son premier bain de solidarité
internationale. Une initiation qui le conforte dans son choix, et sa détermination ne laisse planer aucun doute sur son la réalisation de ses projets. Il part ensuite vivre un an à Madrid dans le
cadre du programme d’échange européen ERASMUS. En Espagne, il s’offre un bain de culture hispanique, expérience qui le façonne et qui ne fait que renforcer son esprit libre.
Dans le cadre de son stage avec Frères des Hommes, Romain va découvrir le Pérou. Un rêve de gosse. Sans jamais avoir eu l’occasion d’y aller, Romain est fasciné par avance. Il attend de ce séjour
cette expérience terrain qui pourra lui permettre d’adapter un peu mieux à la réalité tous ces concepts qu’il a eu l’occasion de manier lors de ces études et lectures. Ce sera aussi l’occasion de
découvrir le Pérou, sa culture, ses habitants, sa langue. Toutes les expériences seront positives, répète t-il. Que lui souhaiter de plus ?
Fondée en 1965, Frères des Hommes est une association de solidarité internationale, reconnue d’utilité publique, qui soutient des projets de développement initiés et mis en œuvre par les
populations locales en Afrique, Asie, Amérique latine et Caraïbes. Elle intervient dans divers domaines : agriculture, formation, création de micro-entreprises, éducation, défense des droits de
l’Homme, lutte contre les discriminations, etc.
En France, FDH agit par le biais de l’information et de la sensibilisation du grand public afin de contribuer à une prise de conscience au Nord des enjeux du développement à l’échelle mondiale,
et en contribuant à la mise en place de partenariats entre acteurs sociaux du Nord et du Sud.
Site web : www.fdh.org
Contact : fdh@fdh.org
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